Agriculture et paysages

Des paysages façonnés par l’agriculture

Héritage de longue date, l’agriculture de montagne reste bien implantée sur notre commune. Mais elle a subi des mutations au gré de l’évolution de la société. Des 300 fermes familiales de l’après-guerre – qui représentaient presque toutes une activité secondaire –, nous sommes passé à une dizaine d’exploitations professionnelles, nettement plus grosses et davantage mécanisées. Les conditions de travail ont évolué, le paysage aussi.

La priorité de notre politique agricole est de garantir les conditions qui permettront le maintien des exploitations et leur transmission aux plus jeunes. En parallèle, nous voulons nous appuyer sur le monde agricole pour améliorer la qualité paysagère de La Bresse en luttant contre l’enfrichement. Cela sans vouloir pour autant chercher à retrouver à tout prix les paysages d’antan.

Nous resterons toujours à l’écoute des acteurs du monde agricole et nous veillerons en particulier :

  • A maintenir les conditions favorables à la vente directe et aux circuits courts ;
  • A ce que les activités touristiques, rémunératrices pour les acteurs agricoles, n’entravent pas pour autant leurs conditions de travail ;
  • A garantir et sécuriser une réserve foncière agricole, par exemple en classant dans le PLU puis le PLUi des parcelles actuellement enfrichées mais potentiellement exploitables par l’agriculture, en zone As (Agricole sauvegardé) plutôt que Nf (Naturel forestier).

Défricher et entretenir les terrains valorisés

Sur l’aspect défrichage, après échanges avec les agriculteurs de la commune, il semble que plusieurs actions pourraient être envisagées. Ce sont notamment :

  1. Une aide pour un équipement mutualisé d’outils adaptés, dans le but de reconquérir de manière ciblée des terrains actuellement trop enfrichés ;

2. Des actions pour empêcher le retour de la friche :

  • Un troupeau communal, (type chèvres du Rove qui est une race très efficace pour défricher) peut être envisagé. Il serait par exemple gardé par un berger communal et mis à disposition des exploitants à la demande.

  • En concertation avec les agriculteurs locaux, il est aussi envisageable d’augmenter la pression animale en été grâce à l’estive, en prospectant pour trouver des exploitants dans la plaine.

Des démarches concertées avec les professionnels

Dans une démarche participative, ces actions ne pourront pas se mettre en place sans une collaboration étroite avec le monde agricole, tant sur les aspects techniques qu’économiques. Par exemple il ne serait pas envisageable de valoriser une éventuelle production issue du troupeau communal si celle-ci entrait en concurrence avec les producteurs locaux.

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